Exposition accessible du mardi au vendredi, de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h
Présence de l’artiste chaque dimanche et le lundi de Pentecôte, de 14 à 18h — à l’exception du 21 juin
Le projet « Territoires intimes » est une quête photographique, non pas de l’extraordinaire, mais de la poésie des lieux et moments ordinaires.
En déambulant dans la rue, à travers les paysages ou au bord de l’eau (mer et canaux), le regard s’est affûté pour chercher la beauté dans les détails apparemment insignifiants, faisant de la photographie un acte contemplatif. Cette démarche repose sur un fil conducteur essentiel: l’alliance entre la capture des traces du temps et la révélation d’une beauté singulière. Ces marques façonnent les lieux, leur conférant une patine particulière et une aura mystérieuse; une magie de l’instant qui impose l’attention et le respect.
Ce sont ces vestiges que l’on retrouve dans les Territoires du Borinage et dans les cités d’eau comme Venise et la Mer du Nord.
Des friches familières aux miroirs des canaux lointains, « Territoires intimes » est un atlas personnel où chaque lieu est uni par la même quête : transformer l’éphémère en oeuvre d’art.
Contact
Je pratique la photographie depuis une trentaine d’années et j’ai enseigné cette discipline pendant plus de trente ans.
Au début, dans les années 90, je me suis intéressé à ma région (le Borinage – Belgique) et je l’ai parcourue dans le but de rendre compte de l’évolution du paysage. Les friches industrielles de la grande époque minière disparaissaient et je voulais en garder une trace. Ce travail est toujours en cours.
Plus tard je me suis lancé dans ce que l’on appelle la « Street photography » et j’ai voyagé (Viêt-Nam, Cuba, Hong Kong, Afrique et à travers toute l’Europe). Je partais seul, je me fondais dans les rues des villes et j’arpentais les campagnes à la recherche de la scène de rue, la vie au quotidien des « petites gens ». Je travaillais avec des films argentiques à la manière des photographes de l’agence Magnum qui m’ont beaucoup influencé à l’époque
J’ai changé aujourd’hui. Je suis toujours un photographe qui déambule dans la rue mais mon approche est plus contemplative. Mon travail s’est orienté vers une démarche plus conceptuelle et/ou plasticienne. Je ne suis plus à l’affut de « l’instant décisif », je cherche la beauté dans les détails apparemment insignifiants de la vie quotidienne. Ma démarche, se présente comme une quête documentaire et dans ma tentative de révéler la poésie des moments ordinaires, j’ambitionne de transformer des instants banals en véritables œuvres d’art.
Les traces du temps qui passe tiennent une place importante dans mon travail.
Ces traces agissent au cœur du projet ; elles façonnent et modèlent les choses, elles exercent leurs influences en effaçant doucement mais sûrement le passé, elles leur confèrent une patine particulière et les plongent dans une aura mystérieuse. Quand il s’associe au contexte contemporain, ce processus révèle une plasticité nouvelle et réserve fréquemment des surprises ; la juxtaposition du passé et du présent offre des cocktails parfois improbables mais attendrissants, incongrus, absurdes, risibles, désuets etc.
Je pratique aussi la photographie au sténopé (photographie avec une petite boite percée d’un simple trou). Avec la photographie au sténopé on pratique « à l’aveugle » en exposant le film pendant un long laps de temps. On obtient des résultats surprenants que l’ œil ne peut voir : l’écoulement du temps, les traces des mouvements de l’eau, des nuages, de la foule etc. C’est très excitant car on ne découvre le résultat qu’une fois le film développé…
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